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La quatrième de couverture sur le
site de l’éditeur :

« Tout immobile. Les hommes assis dans leurs jardins comme les dieux de l'ancienne Grèce. On dirait que plus rien ne nous sépare du cœur de nos désirs. Le soleil descendu avec un mouvement régulier sur cette campagne rase, avec ses champs bien clôturés, ses merisiers, ses noisetiers serrés, et les haies du bocage sur lesquelles les mûres de saison commençaient déjà à noircir  ; le mouvement, sur la côte de la Châtaigneraie, de l'éolienne. Le soleil rejoignant sa base, atteignant son point le plus bas, ce point d'obscure connaissance, d'obscure tangence, se couchant dans nos cœurs plats comme des champs, dans nos cœurs secs et remués comme de la terre. »
Un soir d'été en province, de la fermeture de la boucherie du village au coucher des enfants. Tel est le « motif » sur lequel travaille l'auteur, à la manière de Monet, de Ravel, de Téchiné, une certaine tradition française de la description fine. Le registre est celui du secret, de l'intime, de l'émotion furtive. De la musique avant toutes choses.

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Son premier roman chez Gallimard, après La Ville, publié chez Arlea.
On rentre de plain-pied dans un petit bourg de province, via la boucherie, dans une courbe du temps qui va du soir jusqu'à la tombée de la nuit.
Les enfants jouent, les vieillards songent, les tourniquets qui arrosent les pelouses sont suspendus à ce temps qui s’arrête pour chacun.
Avec ce livre, Dominique Barbéris impose un style direct, précis et très musical qui va se développer dans ses autres livraisons chez le même éditeur.

Quelques critiques que nous avons pu récupérer :
(merci de nous en trasnmettre d'autres si vous en avez)


avec leur aimable autorisation

Le Figaro, no. 16813
Le Figaro Littéraire, jeudi 3 septembre 1998, p. 4

DOMINIQUE BARBÉRIS
Un été de province
cliquez pour le lire

par Patrick GRAINVILLE


des livres Copyright

Article paru dans l'édition du 15.01.99

Dans son premier roman, La Ville, Dominique Barbéris évoquait, au fil de l'heure, l'insensible glissement du jour vers la nuit. L'Heure exquise est à nouveau une traversée du crépuscule, à travers les infinies variations de la lumière. C'est un bourg, à la fin d'une chaude journée d'août : un de ces beaux jours d'été où l'on croit sentir « la corde fine et nue de l'existence ». C'est la tombée du soir, avec l'odeur humide des jardins pleins de bourgeons de fraises et de tomates que l'on arrose. L'heure de l'attente, de la frustration, des regrets. Les petits gestes simples du quotidien, jusqu'au dîner, qui repoussent l'angoisse. Puis la clarté du soir s'affaiblit, glaçant les intérieurs des maisons d'une vague transparence. C'est le moment fragile où l'on sent tout ce qui vibre et palpite, le tremblement des gouttes d'eau sur les feuilles des thuyas. Enfin l'heure poignante du crépuscule, qui serre les coeurs trop sensibles, fait place à la sérénité de la nuit d'août, lorsque la lune redonne au paysage nocturne ses contours et ses formes. Ce récit intimiste, subtil, délicat, cette évocation fervente et mélancolique des étés bientôt disparus est peut-être une invite à prendre garde à la douceur des choses