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Dominique Barbéris est écrivain, auteur de sept
romans édités chez Arlea puis par L'arpenteur et dans la collection
blanche, tous deux chez Gallimard. Ce site lui est dédié par d'anciens
étudiants de ses ateliers d'écriture ou de ses cours à la Sorbonne et par
des amis, admirateurs de son oeuvre.
Beau Rivage : cliquez
Et bien, on peut dire qu’on l’attendait ! Un
peu plus de deux ans sans sortie de bouquin ! Le voilà le petit
dernier, un roman annoncé par mon libraire pour le 26 Août (juste avant les
examens « de rattrapage » pour ceux qui s’y collent) et
pour la rentrée….
C’est du pur bonheur, un huis-clos dans la montagne, et, en attendant
« LA critique de Zoé » (trois semaines qu’elle nous la
promet….), jetez un œil aux critiques suivantes :
Un articles très fin de Lisbeth
Koutchoumoff dans Le Temps,
Un
article de Patrick Grainville dans le Figaro Littéraire.
LE scoop dans Ouest France, où on confirme que
Dominique Barbéris a bien une maison à Noirmoutier !!
Une
critique de Nicole Vole dans « enfin livre » lemonde.fr
Deux sorties en poche en 2009 !

Louable
souci pour ne pas ruiner l’étudiant fidèle mais impécunieux!!!
Voilà qui sera moins cher que « les voyages de
Flaubert » chez Arlea.
Un Folio recommandé par les libraires de la Fnac et un Arlea
poche avec un superbe tableau de Hopper (mais à l’envers et
coupé !!!).
Critiques de Quelque chose à cacher :
cliquez
son roman _ porté à l'écran _ sous le titre
par
Anne Fontaine 
Le film "Entre ses mains" réalisé par Anne Fontaine
est une adaptation du roman "Les kangourous" de Dominique Barbéris : première sortie en, salle le 21
septembre 2005.
Le casting principal : Isabelle Carré et
Benoit Poelvoorde (cliquez)
Notre avis :
"Entre ses mains" d'Anne Fontaine est un beau film, et
une transposition très libre mais réussie du roman Les kangourous de
Dominique Barbéris.
L'action du roman, qui se situe à Paris et dans le 5ieme arrondissement,
est déplacée à Lille et perd en poésie dans l'évocation urbaine; le
personnage masculin principal incarné par Benoît Poelvoorde est beaucoup
plus typé (un vétérinaire) alors qu'il est rêvé et fantomatique dans le
roman. Les scènes du film rajoutent de la modernitéplutôt réussie (boîtes
de nuits, Karaoké, zoo de Lille) au récit, enfin les kangourous ont disparu
pour faire place à une animalité qui s'incarne dans des chiens ou des lions
du zoo de Lille.
En dépit de ces libertés, on retrouve quand même beaucoup de points ou de
scènes qui font la joie du roman, les caractéristiques du personnage féminin,
incarné par Isabelle Carré, les scènes dans l'assurance et les mélanges
grinçants entre la mort, l'accident, le malheur et la vie quotidienne, les
rencontres à la cafétéria ou aux toilettes, la récurrence des crimes et le
mélange des peurs et du réel mais beaucoup plus incarné que suggéré.
Ce qui est particulièrement frappant, c'est un remontage très astucieux des
situations du roman , qui donne une séquence rythmique et une montée de
l'angoisse très réussies. Beaucoup d'idées sont exploitées, de situations
entre les personnages saisies, dans une chronologie toute autre.
L'employée d'assurance est mariée, a une petite fille et la peur est
retranscrite par ces canaux, même si certains dialogues semblent frustres
par rapport au roman.
Le film met l'accent sur la dérive progressive de l'héroïne qui s'abandonne
et s'offre totalement à sa rencontre, puis va vers une fin très romantique,
même si cette dernière est beaucoup plus concrète et offre moins de portes
que les bruits de pas qu'entend l'héroïne derrière elle à la fin du
roman…
Ce beau film tient sur un couple étonnant, Isabelle Carré illumine l'écran
de son visage lisse qui s'épanouit progressivement tandis que Benoît
Poelvoorde livre un rôle de composition complexe et très réussi : le film
tient sur ce couple improbable et incroyable qui lui donne tout son relief
et tout son suspense. Anne Fontaine concentre ses mises en scène sur la
relation: ici Isabelle Carré et Benoit Poelvoorde forment un duo inspiré
qui devient un trio et un coktail sanglant... servi par une belle image,
propre à magnifier le tueur en série en héros romantique.
Vous avez aimé ce
beau film: laissez-vous entraîner par le livre dans une toute autre
dimension, voyez à travers les yeux apeurés des kangourous ce que jamais
une caméra ne pourra montrer... (cliquez)
Voici ce que dit la réalisatrice Anne Fontaine du roman et de
Dominique Barbéris dans un
entretien de presse :
copyright
"Vous avez librement adapté le roman de Dominique Barberis, “Les
Kangourous”.
Qu'est-ce qui vous intéressait dans cette histoire ?
J'ai découvert le manuscrit dans le cartable de mon fils ! Prune Berge,
responsable chez Gallimard du département cinéma, avait confié ce texte à
mon intention à une petite fille qui fréquentait la même école que lui.
L'insolite de ma rencontre avec ce document a attiré ma curiosité. J'ai été
immédiatement intéressée par l'héroïne, une femme à la fois effrayée et
fascinée par le même homme. Dans le livre, l'homme est abstrait, il
n'existe pas vraiment. J'ai rencontré l'auteur pour lui demander si elle
acceptait que je la “trahisse”. Dominique Barberis m'a fait
confiance. Ce qui m'intéressait, c'était de traiter, à partir d'une banale
rencontre amoureuse, le glissement insensible du quotidien jusqu'à la folie
et au tragique. Je tenais à ce que leur première rencontre se déroule dans
le climat le plus naturel, le moins romanesque, afin de n'éveiller aucun
soupçon chez le spectateur."
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